Cannage traditionnel ou industriel
Le cannage consiste à tisser des lames de rotin. Il en existe deux techniques, et on les reconnaît en retournant la chaise.
Pourquoi le rotin
Le cannage se pratique généralement sur du rotin, parce qu'il allie naturel, biodégradabilité, légèreté, souplesse et imputrescibilité. Peu de matériaux réunissent les cinq.
Le cannage traditionnel
Il consiste à tisser manuellement six brins d'écorce de rotin, en réalisant des octogones réguliers. La largeur des brins va de 1,6 mm à 3 mm suivant l'espace qui se trouve entre les trous du châssis. Elle n'est d'ailleurs pas la même au montage et au garnissage.
Signe de reconnaissance : le châssis est percé de trous sur tout son pourtour, et le tissage y passe.
Le cannage industriel
Il est tressé sur des métiers à tisser mécaniques, et utilise un matériau naturel lui aussi, même si son châssis n'a pas de trous. Ce dernier comporte une gorge, dans laquelle on sertit un morceau d'« étoffe » de canne de rotin coupé à la bonne dimension. Il est retenu et fixé par un filament de moelle de rotin.
Lequel choisir pour une chaise ancienne
Si le châssis est percé, la question ne se pose pas : c'est un cannage traditionnel, et le remplacer par une plaque industrielle laisserait les trous visibles. Si le châssis est à gorge, l'industriel est cohérent avec l'original, plus rapide et moins coûteux.
Dans les deux cas, le cannage se refait. Une chaise dont l'assise est crevée n'est pas une chaise perdue.
Les réponses courtes.
Comment reconnaître un cannage traditionnel d'un cannage industriel ?
Le cannage traditionnel est tissé à la main dans un châssis percé de trous : on voit les trous sur le pourtour. Le cannage industriel est tissé au métier et serti dans une gorge par un filament de moelle de rotin : le châssis n'a pas de trous.
Pourquoi le rotin pour un cannage ?
Parce qu'il réunit cinq qualités difficiles à trouver ensemble : il est naturel, biodégradable, léger, souple et imputrescible.


